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12/05/2021

UNION SACREE, “l’UDPS devra composer en toute équité avec ses partenaires” (Bolengetenge)

“Nous ne soupçonnons pas l’UDPS de vouloir occuper tout le terrain mais nous voulons tirer les leçons de ce qui s’est passé dans notre pays, notamment dans le cadre du Front commun pour le (FCC), la majorité présidentielle (MP) ou AMP (Alliance de majorité présidentielle) où certains partenaires reprochaient au principal acteur, qui était le socle de la coalition, le PPRD (parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) une sorte de gourmandise, de pousser, en quelque sorte, les autres à la périphérie”, déclare le député national Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la république, parti de Moïse Katumbi, président du groupe parlementaire Mouvement social (MS), invité du magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM.

“Chat échaudé craignant l’eau froide, nous disons à l’UDPS de faire attention à ça. Il ne faut pas les frustrations qui ont amené à la dislocation de l’empire FCC se retrouvent dans notre propre organisation, l’Union sacrée. Sinon, on risque de connaître les mêmes travers et donc, les mêmes difficultés de parcours”

Partage équitable et équilibré

“Nous demandons une présence équitable de toutes les familles politiques qui participent à la Coalition”, revendique le secrétaire général du parti de Moïse Katumbi.

“Nous voulons construire une Coalition où une certaine forme de sincérité va accompagner l’équité voulue par la loi et les pratiques politiques”.

Le poids politique, la règle

“Le problème est de comprendre, une fois pour toute, que le Président de la République ne travaille pas avec un gouvernement de cohabitation. Il travaille avec une Coalition qui accompagne sa vision des choses. Le gouvernement qui sera en place, c’est son gouvernement”.

Cependant, fait-il observer, “le meilleur moyen de faire des arbitrages, entre différentes composantes de cette (Coalition) est de trouver une formule qui tienne compte du poids des uns et des autres. Les partenaires de l’UDPS dans cette nouvelle Coalition ne sont pas des gens qui viennent l’encombrer mais viennent collaborer avec elle pour réaliser un programme”, note Dieudonné Bolengetenge.

“Mais la règle”, insiste-t-il”, c’est le poids politique sinon, on ne parlerait pas de Majorité et d’Opposition au Parlement comme au gouvernement”, note le secrétaire général de Ensemble pour la République, qui fait tout de même remarquer que “la famille politique de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République ne revendique encore rien en termes des postes”.

Jouer le premier rôle

“Mais, nous pouvons logiquement, légitimement revendiquer une première position dans l’une ou l’autre institution sur la base de ce peut être établi comme notre apport dans la majorité”, pointe-t-il

“Nous estimons que si nous, la première force politique de cette coalition(de l’Union sacrée) comme les chiffres donnent à le penser à l’heure actuelle, allons certainement demander d’avoir un principal animateur dans l’une ou autre institution. Ça sera peut être l’Assemblée nationale, le gouvernement ou une autre institution”, suggère le président du groupe parlementaire MS-G7 qui s’autorise un peu de marketing: “nous avons 70 députés que nous pouvons aligner et qui vont voter dans la discipline, ordre et constance. C’est une garantie de stabilité pour notre Coalition. Et puisque nous sommes la famille politique du président Katumbi, nous amenons aussi son aura, son carnet d’adresses, sa crédibilité, et sa popularité dans l’opinion”.

Premier ministre, Katumbi ou Bemba?

“C’est une question à laquelle seul Moïse Katumbi peut répondre”, tente d’esquiver le secrétaire général de Ensemble pour la république.
“La seule chose que je peux dire c’est que nous nous interdisons de mettre la charrue avant les bœufs”.