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20/10/2020

Démarche à suivre à inverser pour un bon programme avec FMI et Banque Mondiale (Tshiani)

« Il est important d’avoir un programme avec les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et FM) pour un pays qui a été financièrement isolé de la Communauté financière internationale. C’est la démarche à faire« , conseille un ancien directeur résidant de la Banque mondiale.

Par contre, Noël Tshiani (Photo) estime que « c’est important, avant d’aller en programme avec ces institutions, d’avoir sa propre vision de développement et comprendre très bien ce qu’il faut pour la mettre en œuvre. Nous, nous avons inversé l’équation. On est allé dans les discussions avec les institutions internationales. Elles nous ont dit ce qui est bon pour la RDC et nous avons mordu à l’hameçon »

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO, Noël Tshiani a « peur qu’on soit parti très tôt dans les négociations avec les institutions financières internationales sans qu’on se soit assuré qu’ici au Congo, nous avons ce programme qui a l’adhésion de toute la population ».

Il rappelle que la RDC « avait beaucoup de programmes dans le passé. Mais ce sont des choses qui se sont soldées par des échecs parce que ce sont des choses qu’on nous demande de faire. J’ai peur que la situation n’ait pas changé ».

Il relève ce qu’il a fait « avec le plan Marshall : rédiger un programme avec la participation de tous, le vendre à tout le peuple congolais et le sensibiliser afin qu’il comprenne ce qu’on va chercher ».

Pour lui, « on devrait par exemple mettre un accent particulier sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption afin de mobiliser les ressources intérieures ».

Plan Marshall déjà remis au Chef de l’Etat 

« Le plan Marshall que je propose, c’est 800 milliards de dollars américains pour sortir le Congo du sous-développement et en faire un pays émergent en 15 ans », rappelle-t-il.

Candidat malheureux à la dernière présidentielle, Noël Tshiani révèle avoir rencontré Félix Tshisekedi « personnellement. Je l’ai aussi rencontré en compagnie d’autres candidat qui n’avaient pas gagné les élections pour exprimer notre disponibilité à participer aux efforts du développement du pays ».

À cette occasion, « j’en avais profité pour lui remettre en mains propres la copie du plan Marshall. On a discuté des questions d’intérêt national et je pense qu’il est animé de bonne volonté ».

Mais, prévient-il, « ce plan ne peut être appliqué que par moi. 40 ans dans le domaine du développement sur 85 pays et sur les 5 continents, personne dans ce pays n’a cette expérience ».

Tout en soulignant que « je ne suis pas à la recherche d’un emploi« , il annonce que « je suis en train de faire le tour des écoles pour échanger avec les étudiants du contenu du plan. Partout où je passe, les gens disent que c’est ce qu’il nous faut pour développer la RDC ».

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